C'est parce qu'il n'est certain de rien que l'homme formule des certitudes.

 

 

Douter coexiste avec Croire, les deux s'alimentent, sont interdépendants.

 

La peur du doute enlise, prend à la gorge et pétrifie. Alors on adopte des croyances rassurantes, on s'invente des vérités palliatives. On se bricole des placebos. On se prend à croire que tout ce qui nous entoure est ce qu'il paraît être.

 

Le sens du doute, comme un muscle, doit être exercé. Sans sollicitations il se nécrose.

Evoluant dans une société que nous percevons comme établie, immuable; sécurisée car sécuritaire, nous acceptons le réel sans le questionner.

 

Alors, nous croyons des vérités que nous n'avons pas édictées. Nous nous laissons façonner par l'habitus ambiant, bercé par le cycle abrutissant d'un quotidien routinier. En se déchargeant de la difficulté de douter, de remettre en question ses croyances, nous devenons machine à ingérer.

 

Parce qu'il est dangereux de ne percevoir son existence qu'à la surface, de ne pas s'interroger sur sa définition personnelle du Normal, du Vrai, du Réel.

Parce que le doute est déjà en soit un embryon de réponse, l'artiste se doit de lui donner naissance.

Douter est nécessaire, soyez en convaincu.

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Charlotte Boulc'h / charlotte.boulch@gmail.com / © 2013  

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